Sento* bains publics japonais

L’eau de la fontaine, jaillissante, essaye de toucher le soleil. 
L’angle de vue nous fais croire qu’elle y arrive. 
Elle tente de le lécher et de se fondre en lui. 
Les corbeaux ne tiennent pas en place. 

Le plafonnier oculaire, globe solaire, me fascine. 
Il est comme un coeur central de cette chambre. 
On tend vers lui et on se tord pour essayer de le toucher.

Branches désarticulées, bras entre, lassés.
Le son d’un battement d’aile vient ponctuer le croassement, 
et caresser une plume qui résiste, accrochée au sol.

Si tu me cherches, je serais à côté de l’arbre qui se tord,
comme les serviettes que l’on essore dans le sento.*